La Rondine de Puccini par Olivier Braux, conseiller culturel des Amis du Festival
1914. Vingt mille lires et 30% de droits d’auteur, pour écrire à Vienne une opérette d’environ huit à dix numéros, deux duos d’amour, une valse et un texte parlé, Puccini voudrait bien. « C’est une sorte de réaction contre la repoussante musique d’aujourd’hui qui est fort semblable à la guerre. » Mais faire du sous Lehár contre Schönberg ? Il ne peut pas. Il écrira un opéra « comme Le Chevalier à la rose, mais plus léger et plus organique ».
Ce sera une “comédie lyrique” de forme ouverte. Et particulièrement libre, puisque, dans le Paris du Second Empire des bals, aux valses lentes se grefferont tango, one-step et slow-fox !
